L’engagement au féminin

Alors que les femmes représentent 51,6% de la population, elles ont une représentation politique faible : 38,7 % des députés, 31,6 % des sénateurs, 17,6% des maires actuellement en poste. Serait-ce parce qu’elles représentaient seulement 17% des têtes de listes investies tous partis confondus aux municipales de 2014 ? Les élues sont souvent cantonnées à des domaines réservés (petite enfance, écoles primaires…) et dans les équipes de campagne, assignées aux tâches secondaires. Combien sont Directrices de campagne ?

Ensemble Vivons Versailles !

L’égalité F/H est la « grande cause du quinquennat » mais cela reste difficile pour les femmes de s’engager. Quels sont les freins à l’engagement et quelles solutions y apporter ? Voici mes réponses :

  • La disponibilité matérielle et mentale : le soutien des proches est primordial, mais il y a aussi le droit aux congés pour faire campagne (10 jours) et pour exercer le mandat, et les réseaux sociaux numériques qui offrent de formidables leviers de communication tant pour s’organiser au sein de l’équipe de campagne que pour diffuser les idées et le projet.
  • Les compétences et la connaissance du territoire : le rôle d’un élu n’est pas de tout savoir sur tout, les services administratifs sont là pour ça et pour assurer les services publics et être force de propositions. Le rôle d’un élu est de représenter les citoyens et de porter le projet politique pour lequel il a été élu, c’est-à-dire orienter les décisions en fonction de ce projet. La documentation est accessible et il existe aussi des formations pour les nouveaux élus.
  • La violence du milieu politique et l’exposition médiatique : plus il y aura de femmes qui s’engagent, moins elles seront spécifiquement exposées de ce fait. Il nous appartient d’imposer un style plus modéré dans le débat démocratique.
  • La cooptation des hommes entre eux : il faut s’intégrer dans des réseaux de femmes et d’hommes favorables à la parité. Car nous n’obtiendrons pas la parité sans le soutien des hommes. En cela, je remercie mes colistiers pour leur confiance ainsi que LaREM pour les mesures prises en faveur de l’engagement des femmes.
  • La légitimité et le syndrome de l’imposteur : il faut y aller étape par étape, ne pas regarder le sommet de la montagne à laquelle on s’attaque, uniquement le chemin ; profiter de la richesse des échanges avec les citoyens et citoyennes que l’on y rencontre, rester silencieuse face à ceux qui cherchent à vous circonvenir, hausser les épaules et sourire aux imbéciles. Car le chemin et le message que l’on porte importent plus que la destination… sans la perdre de vue quand même car le mandat est un bout du chemin.

Dans notre équipe de campagne, les fonctions de mandataire financier, responsables du projet de ville et des ateliers, responsable mobilisation des quartiers sont assumées par des femmes. Allez voir leurs profils dans la rubrique colistiers !

Alors mesdames, n’hésitez plus, faites comme elles, engagez-vous !

Une campagne électorale est un accélérateur de développement personnel. Vous n’avez rien à perdre, tout à gagner, en particulier la joie de partager une expérience humaine et intellectuelle passionnante.

Adoptez la formule d’Aldous Huxley, au féminin : « Il y a beaucoup d’appelées mais peu d’élues, – parce qu’il en est peu qui s’élisent elles-mêmes. »

Anne-France SIMON

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